La contamination se fait par contact direct avec les malades (mains, linges, cadavres) et par l'ingestion d'eau ou d'aliments souillés. L'incubation est courte (1 à 3 jours).
Le traitement repose sur la réhydratation par voie orale ou intra-veineuse et les antibiotiques en cures de 3 jours (tétracyclines, Bactrim forte).
La prophylaxie débute par l'amélioration de l'hygiène générale. La vaccination (vaccin cholérique Pasteur) est peu efficace : l'immunité est de courte durée (6 mois) et ne survient que dans 40% des cas ; elle est cependant exigée pour se rendre dans certains pays.
Un vaccin par voie buccale, actif en une seule prise, à été mis au point (Orochol, Berna). Une prophylaxie médicamenteuse par une dose unique de tétracycline (doxycycline), représenterait un bon moyen pour assurer la protection des individus en zones d'endémie. Quelques précautions élémentaires sont souvent suffisantes : boire uniquement de l'eau bouillie ou de l'eau en bouteille, éviter de manger des fruits de mer, légumes et fruits crus (sauf les fruits qui peuvent être pelés).
Le vibrion cholérique meurt en 10 jours, même réfrigéré, dans le poisson, les fruits et les légumes crus. Les fruits de mer
crus seuls risquent de rester contaminés mais le vibrion disparaît à la cuisson. Les aliments congelés contaminés sont dangereux s'ils sont consommés crus. Les fruits et légumes frais doivent
être pelés ou cuits. Les aliments séchés, en boîtes ou irradiés dans de bonnes conditions sont inoffensifs.